Équipe

Christopher Fletcher – responsable du projet / chercheur principal

Christopher Fletcher a entamé sa carrière après des Inuit à Montréal, dans les années 90. Il était alors employé par le Module du Nord. Par la suite, il a commencé à faire de la recherche et à développer des projets axés sur la communauté au Nunavik. Pendant cette période, il a passé plusieurs mois à vivre auprès des gens, dans la communauté, et il revenait chaque printemps dans le détroit d’Hudson pour pêcher, chasser et camper sur le territoire. Après ses études en anthropologie médicale à l’Université de Montréal, il est déménagé d’abord à Halifax, puis à Edmonton pour enseigner et travailler dans des universités. En 2011, il est revenu au Québec et travaille désormais au Département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval. Chris est le chercheur principal du projet Qanuikkat Siqinirmiut ? ainsi que de la composante communautaire de l’enquête de santé régionale Qanuilirpitaa ? (Nunavik).



Mylene Riva – co-responsable du projet / co-chercheuse  

Mylene Riva est détentrice de la Chaire de recherche du Canada en logement, communautés et santé. Elle est professeur adjointe à McGill Université, nommée conjointement à l’Institute for Health and Social Policy et le Department of Geography. Elle détient un baccalauréat en géographie et un doctorat en santé publique et promotion de la santé de l’Université de Montréal, en plus d’avoir complété un postdoctorat en géographie de la santé à la Durham University, en Grande-Bretagne. Mylene travaille depuis plusieurs années avec et pour les communautés autochtones, étudiant notamment les impacts des conditions de logement sur la santé. Plus récemment, elle a codirigé la composante communautaire de l’enquête de santé régionale Qanuilirpitaa? et est la cochercheuse principale de l’enquête Qanuikkat Siqinirmiut ?.



Marie-Claude Lyonnais – coordonnatrice du projet / assistante de recherche

Marie-Claude a commencé sa carrière en 2004 comme chiropraticienne avant de faire un changement à 180 degrés et de devenir journaliste. Après quelques années à couvrir les nouvelles du Nouveau-Brunswick et de l’Estrie pour Radio-Canada, elle a décidé de jumeler ses passions pour la communication et la santé et d’entreprendre une maîtrise en santé communautaire à l’Université Laval. Son projet de maîtrise l’a menée au Nunavik, en 2016, où elle a étudié la façon dont les Nunavimmiut utilisent Facebook dans le domaine de la santé. Depuis, elle travaille auprès des communautés Inuit autant au Nord qu’au Sud. Elle est la principale assistante de recherche de la composante communautaire de l’enquête de santé Qanuilirpitaa ?, pour laquelle elle a voyagé dans dix communautés du Nunavik à bord du NGCC Amundsen dans le cadre de la collecte de données. Elle a également coordonné une étude portant sur les besoins des Inuit urbains ayant des troubles de consommation et travaille actuellement comme coordonnatrice du projet Qanuikkat Siqinirmiut ?. Dans ses temps libres, Marie-Claude aime faire des activités extérieures et apprécier les bonheurs de la vie avec ses enfants. L’une des ses plus grandes réussites à ce jour reste d’avoir survécu à une froide nuit de janvier dans un igloo au parc national des Pingualuit.


Tina Pisuktie – directrice générale SQIA / coordonnatrice de liaison

Je suis une Inuk née et ayant grandi à Montréal. Au cours des onze dernières années, j’ai occupé plusieurs postes qui m’ont permis d’œuvrer au développement des communautés autochtones urbaines de Montréal. Depuis six ans, je travaille spécifiquement pour la communauté Inuit. De 2013 à 2016, j’étais la travailleuse sociale responsable du programme d’aide aux Inuit au refuge pour femmes Chez Doris. Cet emploi m’a permis de développer une connaissance inestimable des défis des Inuit urbains en situation de vulnérabilité, et de mieux comprendre leur santé émotionnelle, physique et spirituelle. J’ai ensuite travaillé comme responsable de la vie étudiante pour la commission scolaire Kativik. Mon travail consistait à faciliter l’intégration des étudiants Inuit du Collège Montmorency, tout en leur fournissant un soutien et des références en cas de besoin. Je suis l’un des membres fondateurs de l’Association des Inuit du sud du Québec et je travaille désormais comme directrice générale. Je détiens un diplôme d’études collégiales en communication et un baccalauréat d’études en affaires publiques et communautaires et analyse des politiques de Concordia University. Je ne fais pas ce travail pour moi, mais pour le bien-être des générations futures.


Nathalie Boucher – consultante / experte en méthodologie

Nathalie Boucher – consultante / experte en méthodologie Nathalie Boucher est anthropologue spécialiste des espaces publics urbains. Elle a une maîtrise en anthropologie de l’Université Laval, et un doctorat en études urbaines de l’Institut national de la recherche scientifique – Centre Urbanisation Culture Société. Depuis plus de 15 ans, elle travaille sur les espaces publics et leur rôle dans la sociabilité urbaine, et a notamment porté son regard sur les espaces publics aquatiques. Elle a étudié et publié sur les parcs et squares de Los Angeles, les piscines et plages de l’Australie, les bains thermaux de Taïwan et les (futures) plages publiques de Montréal. Elle a fondé et dirige maintenant l’organisme REsPIRE, qui offre des services de recherche qualitative sur des enjeux urbains.


Mathilde Lapointe – étudiante à la maîtrise / assistante de recherche

Fière Montréalaise de naissance, Mathilde Lapointe a obtenu son baccalauréat en anthropologie à l’Université de Montréal en 2017. Durant ses études de premier cycle, elle a réalisé un documentaire, Nemushum (2016), qui survole de nombreux thèmes liés à la préservation et à la valorisation des médecines innu et atikamekw. Mathilde fait actuellement sa maîtrise à l’Université Laval, sous la direction de Caroline Hervé et de Bernard Roy, sur les itinéraires thérapeutiques empruntés par les Inuit vivant à Montréal. Son mémoire permettra notamment de mieux saisir la conceptualisation de la santé et du bien-être par les Inuit montréalais ainsi que de rendre compte de leur expérience dans le système de santé. Son travail ethnographique sera contributoire à la recherche Qanuikkat Siqinirmuit?, pour lequel elle assiste Christopher Fletcher et son équipe. Mathilde est également auxiliaire de recherche pour la Chaire de recherche sur les relations avec les sociétés inuit de Sentinelle Nord. Elle est récipiendaire de la bourse de mobilité du CIÉRA (2018-2019) pour son terrain ethnographique de maîtrise.


Ariane Benoît, chercheure post-doctorale

Ai, Arianeuvunga. Francemi pivunga. Je vis à Montréal depuis le mois d’août 2019. Je suis chercheure en anthropologie diplômée de l’Université Inalco située à Paris. J’ai effectué des recherches sur le rapport entre la culture inuit et le système éducatif canadien dans le cadre d’un master obtenu en 2010 à l’Université La Sorbonne Nouvelle, Paris-III. De 2008 à 2013, j’ai suivi un enseignement en langue inuit à l’Inalco. Mes travaux de recherche doctorale concernent l’éducation des jeunes enfants du Nunavik. J’ai étudié les procédés par lesquels la communication interpersonnelle contribue à cultiver les aptitudes nécessaires pour devenir « inummarik », adulte, « isumataq », mature et « silatujuq », sage. J’ai eu la chance d’effectuer quatre séjours au Nunavik entre les années 2012 et 2015. J’ai également consacré une partie de mes recherches à l’étude la communication interpersonnelle en milieu médical. L’analyse des échanges entre le jeune patient, l’adulte-accompagnateur et le personnel soignant m’a permis d’évaluer la place et le rôle joué par la qualité des relations interpersonnelles dans la santé globale de l’enfant. Avant de venir à Montréal, j’ai animé plusieurs ateliers de découverte de la langue et de la culture inuit dans les écoles primaires de la ville de Créteil pour le compte de l’association Inuksuk. Cette association vise à faire connaître la culture inuit en France. Dans le cadre du projet QS, je m’implique dans diverses tâches utiles à son développement. Toutefois, ma mission principale consiste à étudier la situation de santé des enfants inuit urbains. Cette étude se concentre plus particulièrement sur les situations d’adoption, qu’elles relèvent de l’adoption coutumière ou de l’adoption prise en charge par les services de la protection de la jeunesse. Durant mon temps libre, je pratique des activités artistiques, telles que le chant, la danse et la poésie. Elles me donnent la possibilité d’exprimer mes expériences de vie. J’apprécie les balades en forêt et l’opportunité de partager des moments agréables avec ma famille et mes amis.